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Syrie : le régime a érigé le « mensonge » en religion d’Etat

2012/01/26

Ajoutée par le 24 janv. 2012

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Syrie : le régime a érigé le « mensonge » en religion d’Etat

Après les « égarements » du Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, Bechara Raï, comment s’étonner encore des mensonges des curés et des bonnes sœurs ?

Par Bernard K. (Rome) le vendredi 30 septembre 2011 – pour mediarabe.info

Logo MédiArabe.InfoLe « mensonge règne en Syrie » et le secrétaire général de l’ONU doit exiger le retour à la liberté d’expression, reconnaît, pour la première fois, le père jésuite italien Paolo Dall’Oglio, très actif en Syrie. Pour lui, « en Syrie, chacun croit ce qu’il veut croire », et par extension, chacun dit ce qu’il veut dire, et la vérité s’y perd ! Ce qui alimente la prolifération des mensonges et leur brassage y compris par les religieux pour le compte du régime.

Le père jésuite italien Paolo Dall’Oglio n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, « le mensonge règne en Syrie ». Il en parle en connaissance de cause, puisqu’il a fondé, en 1992, une communauté monastique dans le couvent Mar Moussa, à 90 kilomètres au nord de Damas. Mais à la différence des autres religieux actifs en Syrie, Paolo Dall’Oglio est Italien et de ce fait, il ne cède pas au chantage et aux pressions du régime comme le font ses semblables orientaux.

Alors que Paolo Dall’Oglio appelle le secrétaire général de l’ONU « à exiger le retour à la liberté d’expression en Syrie, principale garantie pour une pacification », d’autres prêtres et bonnes sœurs profitent de l’absence de la liberté d’expression pour s’exprimer justement, mais au nom du régime. Parmi ceux-là figure Mère Agnès-Mariam de la Croix, supérieure du monastère Saint Jacques l’Intercis de Dâra.

Après avoir diffusé ses mensonges sur les médias proches du régime syrien, en Syrie mais également en Occident, Agnès-Mariam vient d’interroger le curé de Bab Sbah à Homs, sans révéler son nom (premier mensonge !), en lui attribuant des horreurs commises par des combattants islamistes armés venus de Jordanie, du Liban, d’Afghanistan et d’Irak (deuxième mensonge !) contre les chrétiens qui vivent dans l’émirat islamique autoproclamé à Homs par Bilal El-Ken (troisième mensonge !)…

Le curé « imaginaire » de Homs, cité par la « sœur militante » de Qâra, parle également dans son interview virtuelle de « jeunes chrétiennes enlevées et violées par les islamistes ». Certes, les héros de ce récit (le curé et la bonne sœur), ayant consacré leur vie à Dieu et au couvent, ne savent pas combien il est facile à des islamistes barbus – à supposer qu’ils existent réellement, et qu’ils sont de ce fait traqués par les chars, les avions, les hélicoptères, les militaires et les miliciens du régime – d’enlever des filles chrétiennes, supposées protégées par le régime laïc du Baas, et de les violer sous les bombes ! De plus, le curé et la sœur-journaliste ne nous disent pas comment ces combattants islamistes venus de tous les pays musulmans ont pu reconnaître spécifiquement des filles chrétiennes pour les violer en tant que telle ? Or, ces affirmations deviennent mensongères dès lors que l’on visionne le nombre impressionnant de vidéos postées sur internet montrant les exactions commises par les miliciens du régime sur la population. Combien de jeunes filles et de femmes syriennes, toutes confessions et ethnies confondues, ont-elles été enlevées, violées, décapitées et découpées pour punir leurs frères ou mari ?

De ce fait, si menace il y a sur les minorités, et spécifiquement sur les minorités chrétiennes, elles seraient alors l’œuvre même des dirigeants de ces minorités. Ils continuent à protéger le dictateur et se mettent en rupture avec le peuple qui, selon la loi de la nature, aura le dernier mot.

Mais au-delà du sort réservé au régime de Bachar Al-Assad, qui sera sans doute renversé, la question fondamentale reste de savoir comment cette bonne sœur, Agnès-Mariam, qui était à l’origine une porte-parole du Christ, de son Eglise et de ses enseignements basés sur l’honnêteté et la droiture, s’est-elle transformée en porte-parole du régime syrien ? Comment peut-elle encore se revendiquer de l’Eglise tout en défendant l’horreur exercée par le régime contre son peuple ?

Mais comment s’étonner que des hommes de l’Eglise puissent ainsi contribuer au mensonge de l’Etat syrien, dévoilé et dénoncé par le jésuite italien Paolo Dall’Oglio, quand on voit le chef de la plus importante Eglise catholique d’Orient, le Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, servir le régime et se porter en fervent défenseur du dictateur ?

En effet, les sorties médiatiques du Patriarche Bechara Raï, lors de sa visite à Paris début septembre, se sont confirmées dans les faits. Selon plusieurs observateurs au Liban, mais aussi au Vatican, à Rome et à Paris, « il est devenu plus Syrien que Bachar Al-Assad et plus “chiite” que le Hezbollah ! ».

Mercredi 28 septembre, le Mufti de Damas lui a rendu visite à Bkerké en compagnie de l’ambassadeur syrien au Liban, Ali Abdelkarim Ali (frappé par les sanctions américaines), pour lui présenter les félicitations et les remerciements du régime et du président Assad pour ses prises de positions. Autrement dit, Assad remercie le Patriarche pour « services rendus » !

Le chef de l’Eglise a en effet poursuivi ses agissements, toujours incompris. Il s’est rendu à Baalbek (nord de la Bekaa) puis dans le Sud, deux fiefs du Hezbollah, où il a loué la politique de ce dernier, politique foncièrement hostile à la souveraineté du Liban. Mieux encore, le Patriarche a reproché aux évêques et aux prêtres leur participation à la « messe des Martyrs de la résistance chrétienne ». Selon le site « Middle East Transparent », « les débats au sein du conseil des évêques ont été houleux. Les prélats se sont divisés entre pro-syriens et pro-Hezbollah, menés par le Patriarche, d’une part, et les défenseurs de la position historique du Patriarcat, d’autre part ».

Bechara Raï a certes réussi son re-positionnement aux côtés du régime syrien, traditionnellement hostile au Liban tel que les prédécesseur du Patriarche l’avaient conçu et défendu, mais il a en revanche perdu l’estime d’une majorité de sa communauté, et de la moitié des Libanais. Il a également perdu le soutien des amis traditionnels de l’Eglise, la France en premier. L’administration américaine refuse de recevoir le Patriarche lors de sa visite paroissiale de trois semaines aux Etats-Unis, qu’il entamera le 1er octobre. Le premier acte manqué de Raï est sans doute la composition de sa délégation aux Etats-Unis. Selon des sources libanaises, il sera exclusivement accompagné de journalistes de l’Alliance du 8 mars (pro-syrienne). Ce qui est considéré par les souverainsites comme un affront, par les chrétiens comme une humiliation, par les Américains comme une défiance. Seuls le régime syrien et le Hezbollah s’en réjouissent. Mais combien de temps encore ?

En conclusion, il ne faut pas que les mensonges supplantent la vérité. Aujourd’hui, la vérité est qu’il se trouve en Syrie un pouvoir dictatorial manipulateur et violent, qui réprime son peuple depuis 48 ans. La vérité est que ce même peuple a des droits spoliés par le dictateur et compte bien les récupérer.

La vérité est que le régime exploite les craintes et les doutes des minorités, mais aussi d’Israël et de l’Occident. Il les amplifie pour en faire une peur. Il médiatise cette peur pour se proposer comme leur unique défenseur et agent. Jusqu’à preuve du contraire, ceux qui le croient encore ne sont que ses complices, quelle que soit leur nationalité, leur ethnie ou leur religion.

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NB: Le mufti de Damas est probablement le Dr Abdelfatah el Bizm. Dans la description de cette vidéo de Dailymotion en français datée de 2009, le Mufti fait la promotion du hidjeb:

L’interdiction du hijab en france en 2004 a fait ravage dan sle monde arabo musulman.
les savants ont donné leurs opinion quant à la légalité religieuse du hijab, en Egypte, en Arabie, au Maghreb, et en Syrie à Damas surtout, ou la protestation verbale fut générale…
le Dr. tahar MAHDI avec sheikh faycal najar ont été jusqu’à Damas et ont interviewvé le grand mufti de Damas.

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