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PSNS, « Grande Syrie » et subversion

2011/11/07

Mythe de la « Grande Syrie » et allégeances du Parti National Socialiste Syrien

Deux militants du PSNS: Habib Chartouni et Nabil Alam, ont été suspectés d’avoir été les exécutants de l’assassinat de l’ancien Président élu de la République, Bachir Gemayel, le 14 septembre 1982 et de 26 civils. Habib Chartouni a été emprisonné puis libéré en 1990 par l’armée syrienne entrée au Liban pour destituer le général Aoun.

En 2011, Michel Aoun et le patriarche maronite Bechara Raï ont été impliqués dans l’activité propagandiste du régime syrien aux côté de mère Agnès Mariam de la Croix, Thierry Meyssan (aussi employé par le Hezbollah) et son réseau de diffuseurs et relais d’extreme droite européenne.

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Extraits de la page Wikipédia du Parti social nationaliste syrien:

Deux jours avant les massacres de Sabra et Chatila, une bombe explose sous le quartier général phalangiste, tuant Bashir Gemayel et 60 de ses partisans. Habib Chartouni, militant du PSNS, est suspecté et emprisonné jusqu’à sa libération par les forces armées syriennes en 199010.

[…] Dans les montagnes libanaises, la région du Koura majoritairement acquise au PSNS affronte celle de Bcharré, proche des Forces libanaises.

Au Sud-Liban, le PSNS est en guerre contre le Hezbollah, et occasionnellement contre le mouvement chiite modéré Amal. En effet, le Hezbollah veut, à cette époque, être la seule organisation à « résister » contre Israël dans la zone à majorité chiite du Liban. Hafez el-Assad, président syrien de l’époque, imposa au PSNS, PCL, Amal et au Baas de laisser le Hezbollah seul résistant, ayant le soutien de l’Iran et donc étant mieux armé et mieux organisé, pour éviter de faire les mêmes erreurs que l’OLP. En 1986, le PSNS se retire du Sud.

De 1990 à nos jours:

Après la guerre, le Hezbollah fait appel au PSNS pour rejoindre la résistance qu’ils avaient commencée au Sud-Liban mais dont ils n’avaient plus le monopole, à condition que les combattants soient armés, entrainés et commandés par le Hezbollah. Les combattants du PSNS ont donc le droit de ne pas adhérer à l’idéologie religieuse du Hezbollah tout en étant dépendant de celui-ci : on appelle cette formation Saraya al Moukawama (. En réalité, le Hezbollah avait du mal à recruter chez les chrétiens de la frontière Sud-Est, pourtant majoritaires. Le PSNS est l’un des libérateurs du Sud-Liban, avec Amal, l’armée libanaise et surtout le Hezbollah. Il se positionne aujourd’hui dans le contexte libanais actuel en tant que pro-syrien.

Avec la guerre civile au Liban, le PSNS est toléré en Syrie par Hafez el-Assad. En 2005, Bachar el-Assad légalise le PSNS, faisant de celui le premier parti politique du pays à ne pas être nationaliste arabe. Il compte 90 000 membres en Syrie11, soit trois fois plus qu’au Liban. Le parti appartient au front national progressiste.

Avec la diaspora libanaise, on trouve des membres du PSNS en Australie, aux États-Unis, au Canada, au Brésil, en Argentine, en Europe… Des meetings sont quelquefois organisés.

En Jordanie, au Koweït et en Palestine, le parti est plus restreint. En Irak, le parti a été interdit par Saddam Hussein, mais on y trouve des membres du PSNS.

À Chypre, dans le Sinaï, en Cilicie et à Chatt-el-Arab, le parti est pratiquement inexistant.

Le PSNS se déclare admiratif du socialisme bolivariste au Venezuela et aussi de l’Union du Maghreb arabe.

[…] En ce qui concerne la mondialisation, le PSNS rejoint le point de vue altermondalistes sur le protectionnisme.

Lors du Conflit israélo-libanais de 2006, le PSNS a fait de « l’humanitaire ». Il a aussi participé à de petites opérations pour aider le parti islamique Hezbollah, telles la destruction notable d’un char Merkava.

Le Hezbollah aurait aussi envoyé des armes à Kfar Kela au Sud Liban, village à majorité nationaliste syrien. Il y avait 2 500 combattants du PSNS dans la seconde ligne au Sud de la Bekaa, appartenant à la branche Saraya al Moukawama précitée, regroupant tous les résistants armés et entraînés par le Hezbollah membres d’un autre parti politique (PSNS et PCL). Une trentaine de ces combattants, pour la plupart chrétiens, de la deuxième ligne était prêts pour des attentat-suicides.

Le chef actuel du PSNS est Assaad Hardan. Le PSNS n’a que deux députés à l’Assemblée nationale du Liban, Marwan Fares et Assaad Hardan. Ils forment un bloc indépendant.

Membres célèbres:

De nombreux intellectuels libanais font leurs débuts dans le parti. Très souvent ces derniers le quittent et choisissent parfois une idéologie tout à fait différente. À noter que Abdel Karim Nasrallah, le père de Hassan Nasrallah, était membre de ce parti.

Anciens membres: Zaki Nassif, Adonis (Poète), Said Akl, Georges Ibrahim Abdallah, Wasfi Tall, Adib Chichakli, Ahmad Fatfat, Akram Hourani

Membres actuels et membres à vie: Sami al-Hinnawi, Habib Chartouni, Issa el-Ayoubi, Marwan Fares, Mahmoud Abdel Khalek, Gébrane Oreiji, Ahmed Hachem, Assaad Hardan, Ali Qanso.

Le blog conspiracywatch.info précise [1] que c’est Ali Qanso qui a reçu la délégation antisioniste française en 2006 à Beyrouth (photo du groupe et vidéo d’une interview télévisée de Meyssan, Dieudonné et Soral)  » composée de Thierry Meyssan, Dieudonné, Alain Soral et deux seconds couteaux proches du Front national, Marc Robert et Ahmed Moualek. Les nervis du PSNS se sont illustrés lors des affrontements inter libanais de mai 2008 et, pour la dernière fois, à l’automne 2008, lorsque plusieurs d’entre eux ont violemment agressé le journaliste libanais Omar Harkous, par ailleurs membre du Mouvement de la Gauche démocratique (fondé par l’éditorialiste Samir Kassir)« . La délégation antisioniste a rencontré ensuite à Damas Frédéric Chatillon aujourd’hui conseiller de Marine Le Pen. Il est à l’origine du site de désinformation bachariste en français: infosyrie.fr.

Parmi les membres célèbres du PSNS mentionnés par la page de Wikipédia, on voit aussi apparaitre le nom d’Issa el-Ayoubi qui est vice-président du réseau Voltaire et cadre du PSNS. D’après le blog conspiracywatch.info, il était intervenu en 2009 dans une émission sur France 3:  » Issa El-Ayoubi venait défendre, sur le plateau de l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde, le droit de la chaîne de télévision du Hezbollah à émettre en France, en dépit du contenu ouvertement antisémite de ses programmes« , la chaîne satelitaire al-Manar. Cette chaîne de désinformation, qui n’hésite pas à instrumentaliser les provocations antisémites et anti-occidentales est une des sources très partagées par la complosphère (véhicule de propagande des dictatures) comme le site voltairenet.org, Wikistrike etc. Le Prince Issa El Ayoubi est vice-président du Réseau Voltaire et cadre du PSNS, était l’un des orateurs du colloque d’Axis for Peace pour « la paix dans le monde » (novembre 2005).

Thierry Meyssan cité plus haut est président du réseau Voltaire: l’organe de désinformation des dictatures d’Iran et Syrie, du Hezbollah, du Hamas et du Kremlin, ainsi que leurs alliés: Chavez, Gbagbo, Kadhafi. Un autre cadre du PSNS participait à ce colloque « pour la paix dans le monde« : Youssef el-Aschkar qui écrivait à cette époque dans son “manifeste de la résistance” publié sur le site voltairenet.org dès 2006:

[…]la nature de leur pro­jet et ses fina­li­tés apo­ca­lyp­ti­ques sus-men­tion­nées.

[…]En fait, ce nou­veau régime redou­ta­ble qui se fait aux E.U. mérite d’être ren­versé en pre­mier. D’abord, il est de por­tée glo­bale sans com­mune mesure, ce qui fait que tous les citoyens du monde qui en sont vic­ti­mes, sont en droit, voire en devoir de le chan­ger. Ensuite, le ren­ver­se­ment de ce régime réta­blira cer­tai­nes nor­mes élémentaires aux E.U. et dans le monde, pro­pres à répon­dre aux inquié­tu­des et à redon­ner espoir.

[…] L’ave­nir dépen­dra d’une autre lutte pla­né­taire contre leur culture qui peut sur­vi­vre à leur chute. […]

/

Axis for Peace est présenté au public en 2005 lors d’une conférence à Bruxelles qui réunissait un grand nombre des plus influents désinformateurs de l’époque, et actuels. Parmi eux: Thierry Meyssan, le général russe Leonid Ivashov, Annie Lacroix-Riz, Michel Collon, Jean Bricmont, Alain Benajam… Cette conférence a posé à cette date les préceptes idéologiques à suivre pour les années à venir.

Pourtant quelques semaines avant la conférence d’Axis for Peace, le PSNS au Liban était accusé de tentative de subversion et de provocation et de raviver « des sentiments très peu rassurants, rappelant ceux nocifs et destructeurs de la sale guerre. Mais l’opinion publique libanaise a réagi différemment de ce qu’escomptaient les perturbateurs…« . Le PSNS souhaite l’intégration du Liban à « la Grande Syrie ». d’après ce Rapport d’information de la Commission des lois du Sénat de 1997, qui mentionne d’ailleurs qu’ « Un de ses leaders actuel Youssef el-Achkar a réunifié le parti après la cassure qui l’avait scindé en deux branches durant plusieurs années« . Axis for Peace et le réseau Voltaire affirment qu’il aurait été “quatre fois élu” chef du parti national socialiste syrien.

Le PSNS est allié à Damas dans la traque des opposants syriens au Liban en 2011.

De leur côté, les porte paroles de l’Axe « de la paix« , font planner le mythe du « grand Israël » qui viserait à envahir et soumettre les pays arabes, et/ou soumettre « les musulmans ». Ce scénario paranoïaque permet, grâce à l’antimitisme, la haine d’Israel et des institutions qui reconnaissent cet Etat, d’avoir toujours suffisamment d’influence populaire pour faire avaler la pilule de la « Grande Syrie », ou la faire oublier. Alors que ce projet n’avait rien d’un mythe autrefois, il a probablement encore une certaine influence. L’instrumentalisation du mythe du « Grand Israël » permet aussi à la désinformation des dictateurs de gagner une longueur d’avance dans l’opinion publique mondiale, même dans les esprits qui prétendent ne pas soutenir les dictateurs. Le basculement dépend justement de la définition que ce public accorde aux mots dictatures, indignation et résistance.

Alors que les employeurs agissent au niveau diplomatique, les propagandistes influencent les opinions publiques étrangères pour saper au maximum les soutiens étrangers à la contestation populaire intérieure qu’ils répriment avec plus ou moins de brutalité. En mars 2012, des sites collaborationnistes des dictateurs lançaient un appel à boycotter les manifestations de l’oppositioin syrienne à Paris: comme Bellaciao et legrandsoir.info Mollahciao appelle au Boycott de la manifestation de soutien au peuple syrien. Les désinformateurs participent ainsi à faire perdurer tant que possible le diktat imposé par ces clans gouvernementaux. Cette articulation entre diplomatie et populisme (désinformateurs « extérieurs ») a une grande responsabilité dans l’entretient et l’aggravation des crises politiques au Liban, en Palestine, dans la guerre en Libye et de Côte d’Ivoire en 2011, comme ils portent une responsabilité dans le travail de sape qu’ils ont pratiqué pour permettre à la dictature iranienne depuis 2009 d’anéantir sa contestation progressiste dans l’indifférence quasi-générale.

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