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La Contre-révolution de Thierry Meyssan

2011/05/22

La mythologie exposée ici par Thierry Meyssan est celle que vont adopter les conspirationnistes dans toutes les langues pour se positionner contre la révolution en Syrie et Libye, sur le même modèle déjà utilisé en 2009 contre la révolte verte iranienne. Ce texte de Thierry Meyssan est l’exacte réplique de la propagande du régime syrien [1]:

La Contre-révolution au Proche-Orient

par Thierry Meyssan, sur le site subversif mondialisation.ca qui ajoute:

Rédigé fin avril, ce texte a été complété dans son édition française pour rendre compte des récents développements. 13 mai 2011.

Pour information: le Blog Syrianfacts: Quelques réflexions sur la thèse des partisans de Bachar (1) (2) (3) (4)

Syrie, L’écœurante propagande du régime: où un « écrivain palestinien dénonce la théorie du complot brandie par le régime syrien. Il met aussi en cause les médias et analystes dans le monde arabe qui s’en font l’écho… »

Et le dossier Thierry Meyssan du blog conspiracywatch.info.

 

______ Mythologie:______

Selon Thierry Meyssan:

Un clan saoudien, les Sudairi, est au cœur de la vague contre-révolutionnaire lancée au Proche-Orient par les États-Unis et Israël. Dans une vaste synthèse, parue en épisodes dans le plus important quotidien de langue russe, Thierry Meyssan dresse depuis Damas le tableau général … lors du G20, le président Obama s’incline devant le souverain saoudien et lui baise la main.En quelques mois, trois gouvernements pro-occidentaux ont chuté dans le monde arabe : le parlement a renversé le gouvernement de Saad Hariri au Liban, tandis que des mouvements populaires ont chassé Zine el-Abbidine Ben Ali de Tunisie, puis arrêté Hosni Moubarak en Égypte. Ces changements de régime… contre la domination états-unienne et le sionisme… profitent politiquement àl’Axe de la Résistance, incarné au plan étatique par l’Iran et la Syrie, et au plan infra-étatique par le Hezbollah et le Hamas.

Pour mener la contre-révolution dans cette région, Washington et Tel-Aviv ont fait appel à leur meilleur soutien : le clan des Sudairi… »

 

Thierry Meyssan qualifie les mouvements démocratiques arabes de contre-révolutionnaires, sauf ceux qui ont amené à la chute des gouvernements Hariri, Ben Ali et Moubarrak. La subversion conspirationniste tente de faire croire que ces trois gouvernants sont pro-occidentaux, ce qui sous entend dans cette mythologie « contre le peuple et les ennemis d’Israël », ou « contre l’Iran et la Syrie (Ahmadinejad et Bachar) ».

Il tente de faire croire que ces mouvements démocratiques sont une manipulation orchestrée par le clan des Sudaïri dont le chef aurait été le roi Fadh, ils sont les sept fils de la princesse Sudaïri ; l’une des 32 épouses qui auraient donné 53 fils au roi Ibn Seoud. Il explique aussi que cette dynastie Ibn Seoud est une création de l’empire britannique pour contrer l’empire Ottoman.

Parmi les Sudaïri il cite 3 princes comploteurs :

Le prince sultan « Bandar-Bush » ministre de l’IntérieurLe prince Nayef, ministre de l’Intérieur et de l’informationLe prince Salman, gouverneur de Riyadh.

Les manifestants syriens, ainsi que l’ancien gouvernement Harriri au Liban seraient donc selon Meyssan les instruments d’une guerre de succession pour le trône du royaume saoudien, afin de mener à terme le plan de domination de ces Sudaïri sur le moyen orient. En association avec les USA et Israël.

Meyssan affirme que le prince « Bandar-Bush » et Georges Bush père sont « inséparables ». Selon lui, G.H.Bush (père de W. et ancien directeur de la CIA.) apprécierait beaucoup chez son ami Bandar « son goût pour les actions clandestines ». 

Bandar serait responsable du terrorisme

dans tout le monde musulman du Maroc au Xinkiang

et serait selon Meyssan le véritable chef des

combattants arabes levés par les services secrets saoudiens et pakistanais durant la Guerre froide pour combattre l’Armée rouge en Afghanistan à la demande de la CIA et du MI6. Bien sûr, la figure la plus connue de ce milieu n’était autre que le milliardaire anti-communiste devenu guru jihadiste, Oussama Ben Laden.

Meyssan essaie de faire croire en une alliance stratégique entre frères musulmans et « sionisme », il présente le prêcheur islamiste Qaradaoui et les frères musulmans d’Egypte comme des propagandiste de l’axe américano-sudaïri.

Puis énonce toutes les concessions accordées par le régime d’Al-Assad au peuple syrien, et reproduit la version gouvernementale des évènements, des provocateurs utilisés par Israël déstabiliseraient la Syrie selon cette désinformation, et armeraient le peuple pour combattre l’armée. Tout celà faute de pouvoir déstabiliser directement l’Iran:

À défaut de pouvoir déstabiliser l’Iran, les Sudairi ont concentré leurs attaques contre la Syrie.

Les révolutions, ou « contre-révolutions » arabes en Syrie et Libye ( ainsi qu’en Iran selon les mêmes propagandistes), seraient un complot contre les régimes syrien et iranien, les Sudaïri étant les agents régionaux d’un plan d’hégémonie mondiale qui aurait pour objectif d’imposer des régimes vassaux sunnites au Moyen-Orient.

Certains frères musulmans souhaiteraient, selon Meyssan, anéantir un tiers de la population syrienne, notamment les minorités chrétiennes, alaouites, juive, et Druze. En diffusant ces idées, Thierry Meyssan joue le rôle du provocateur qui sème le doute, la suspicion afin peut être d’encourager des divisions chez l’adversaire. D’après lui le seul groupe non corrompu des frères musulmans serait le Hamas:

À ce jour, seule la branche palestinienne des Frères musulmans, le Hamas, semble réfractaire au pouvoir de séduction des pétro-dollars des Sudairi.Son chef, Khaled Mechaal… a confirmé qu’il resterait en exil à Damas et qu’il soutenait le président el-Assad.Avec l’aide de ce dernier, il a cherché à prendre de court les plans impérialistes et sionistes en négociant un accord avec le Fatah de Mahmoud Abbas.

Meyssan précise qu’à Barhein, il s’agit d’une révolution légitime contre la domination britannique:

c’est le chiisme— véhicule de l’idéal révolutionnaire de Rouhollah Khomeinyqui a été désigné comme cible [ par les Sudaïri].

Il a aussi légitimé les révolutions en Tunisie et Egypte en s’exprimant plusieurs jours après le départ des dictateurs (Le silence de Meyssan les jours succédant le départ de Ben Ali était assez inhabituel). 

Il détaille ensuite longuement la répression « des Sudaïri » à Bahreïn et nie celle du régime syrien contre ses administrés…

Deux poids, deux mesures comme disent ses lecteurs ( les conspi.)

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__________ Extraits et commentaires:__________

« M.r Bandar Bush » s’est intégré dans la haute société états-unienne. Il est aussi bien administrateur à vie de l’Institut Aspen que membre du Bohemian Grove.

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Liban:

Saad Hariri est un saoudien… un obligé du roi et est devenu Premier ministre du Liban à sa demande pressante… obéissait au roi Abdallah, Saad Hariri entreprit de se réconcilier avec le président Bachar el-Assad. Il retira les accusations qu’il avait formulées à son égard à propos de l’assassinat de son père, Rafik el-Hariri, et déplora avoir été manipulé pour créer artificiellement une tension entre le Liban et la Syrie. En se ralliant aux Sudairi, Saad fit une volte-face politique. Du jour au lendemain, il renia la politique d’apaisement du roi Abdallah vis-à-vis de la Syrie et du Hezbollah et se lança dans une offensive contre le régime de Bachar el-Assad, pour le désarmement du Hezbollah et un compromis avec Israël. Les Sudairi ont décidé de lancer la contre-révolution tous azimuts.

Le roi Abdallah aurait décidé de punir les Hariri pour leur supposé ralliement à la cause des Sudaïri, Meyssan développe…

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Egypte:

Meyssan fait écho aux nombreuses théories conspirationnistes qui prétendent que les USA cherchent à faire basculer les révolutions arabes vers des régimes islamistes : Tunisie, Egypte, Libye… Expliquant ainsi les violences inter-confessionnelles en Egypte comme une incidence indirecte, mais néfaste de cette supposée politique étrangère américaine. Il accuse les frères musulmans, l’AKP et le Parti de la Renaissance tunisien de collaborer à un projet de normalisation des relations avec Israël. Ce que les conspirationnistes appellent le « Sionisme ».

En Égypte où ils  [ les Sudaïri]  finançaient d’une main les Moubarak, de l’autre les Frères musulmans, ils ont désormais imposé une alliance entre la confrérie et les officiers pro-US… appelé à la rapide instauration de la Sharia et à la restauration des châtiments islamiques.Porte-parole des Frères musulmans en Egypte, Essam Elarian ne centre pas sa campagne électorale sur l’abrogation des Accords de Camp David, mais sur la criminalisation de l’homosexualité… réprimer selon la Sharia… Youssef al-Qardawi… incarnation de la nouvelle ère : celle de la Sharia et de la coexistence pacifique avec le régime sioniste de Tel-Aviv.

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Libye contre Barhein

[ d’après Thierry Meyssan: la  » mauvaise » révolution et la  » bonne ».]

La bonne révolution est à Barhein selon Meyssan car elle serait réprimée par les Sudaïri, alors que la révolution libyenne aurait été organisée par les Sudaïri et les « franco-britanniques ».

Le peuple libyen aurait donc été abusé et instrumentalisé par des plans « sionistes » comme l’écrit Jean Bricmont le 8 mars 2011 dans cet article : « Libya and the Return of Humanitarian Imperialism » [2].

Thierry Meyssan, suite:

Le Conseil de coopération du Golfe (CGC) a appelé de ses voeux l’intervention de l’OTAN en Libye et a envoyé l’armée saoudienne et la police émiratie écraser la contestation à Bahreïn… En Libye, les Sudairi ont transféré des combattants armés en Cyrénaïque avant que les franco-britanniques ne donnent le signal de l’insurrection... Ce sont eux qui ont distribué des armes et des drapeaux rouge-noir-vert à l’étoile et au croissant, symboles de la monarchie senoussi, protectrice historique des Frères musulmans.

Michel Collon, dès le 7 mars affirmait déjà lui aussi, que la révolte libyenne était un plan d’invasion de la Libye par les USA, ou de rétablissement de la monarchie Senoussi. Dans un billet publié sur mondialisation.ca [3] (le site de Michel Chossudovsky) et michelcollon.info [4], titré « Libye : révolte populaire, guerre civile ou agression militaire ? » par lui même, et Mohamed Hassan (Réseau Voltaire) et Grégoire Lalieu.

Leur objectif est d’en finir avec le trublion Kadhafi et de restaurer le prince Mohammed sur le trône de ce qui était jadis le Royaume-Uni de Libye.C’est le Conseil de coopération du Golfe qui, le premier, a demandé une intervention armée contre le gouvernement de Tripoli. Et c’est, au sein du Conseil, la délégation saoudienne qui a conduit les manœuvres diplomatiques pour que la Ligue arabe cautionne l’attaque par les armées occidentales.De son côté le colonel Kadhafi avait assuré dans plusieurs discours qu’il n’y avait pas de révolution en Cyrénaïque, mais que son pays devait faire face à une opération de déstabilisation d’Al Qaïda ; des propos qui ont fait sourire, à tort.

Puis, il laisse entendre que la coalition alliée aux libyens s’appuierait comme en Afghanistan sur: 

… des espions au sol connus pour avoir combattu les forces alliées en Afghanistan : en clair, les hommes de Ben Laden.

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Barhein:

Le Bahreïn… est toujours un territoire gouverné par les Britanniques… depuis 40 ans sans discontinuer… Une continuité qui n’est pas pour déplaire aux Sudairi… Le roi Hamad a accordé une concession aux États-Unis qui ont installé au port de Juffair le quartier général naval du Central Command et la Ve flotte. Dans ces conditions, la demande populaire de monarchie constitutionnelle…

En bref, ce qui menacerait les bases militaires américaines dans la région?

Les Sudairi ont convaincu le roi du Bahreïn d’écraser tout espoir populaire dans le sang.

Depuis le 13 mars, cette répression aurait été orchestrée par Robert Gates et le prince Nayef, un sudaïri, ministre depuis 41 ans.

Des centaines de personnes sont mortes ou portées disparues. La torture —qui avait été presque abandonnée depuis une dizaine d’années— a été à nouveau généralisée . Les médecins et infirmiers qui ont soigné des manifestants blessés ont été arrêtés dans leurs hôpitaux, incarcérés au secret, puis traduits devant des tribunaux militaires.

An moment où Meyssan écrivait ces lignes, des manifestants blessés par l’armée étaient arrêtés dans les hôpitaux en Syrie… 

Cependant, le plus important dans cette terrible répression est la volonté de transformer un classique combat de classe opposant une population entière à une classe de privilégiés vendus à un impérialisme étranger, en un conflit sectaire... c’est le chiisme —véhicule de l’idéal révolutionnaire de Rouhollah Khomeinyqui a été désigné comme cible. En un mois, les « Aigles de Nayef » ont rasé 25 mosquées chiites et endommagé 253 autres. 21 des principaux leaders de la contestation politique seront prochainement jugés par un tribunal d’exception. Ils encourent la peine de mort. Plus encore que sur les chiites, la monarchie s’acharne sur Ibrahim Chérif, le président du parti Waed (gauche laïque), auquel elle reproche de ne pas jouer le jeu confessionnel alors qu’il est sunnite. »

La « contre-révolution » arabe, sauf à Barhein, serait un complot contre les régimes syrien et iranien :

À défaut de pouvoir déstabiliser l’Iran, les Sudairi ont concentré leurs attaques contre la Syrie.La déstabilisation de la SyrieLes révolutions mises en scène pour les médias ont leur logo. Ici, celui de « The Syrian Revolution 2011 » sur Facebook… La dénomination The Syrian Revolution 2011 laisse songeur : formulée en anglais, elle est caractéristique des slogans publicitaires… Plus étrange, le jour de sa création, cette page Facebook a enregistré plus de 80 000 amis. Un tel engouement en quelques heures, suivi de rien du tout, évoque une manipulation réalisée avec des logiciels de création de comptes.

En fait, cette page compte actuellement près de 175 000 membres, ce qui est toujours peu comparé aux 200 000 à 300 000 de certaines pages d’appel à la troisième intifada, où Meyssan, Alex Jones et conspirationnistes fameux sont publiés précisément Meyssan publie ce texte à la veille de la commémoration de la Nakba palestinienne qui fut donc très largement influencée la subversion. Meyssan à ce moment là « confirme » à un très large public ce que Michel Collon et Jean diffusaient dans des réseaux plus francophones. Ces auteurs ont été présentés comme des modèles de pensée pour de nombreux groupes prétendus pro-palestiniens très actifs dans les villes de France et Tunisie les 5 premiers mois de 2011.

Pendant ce temps, Misrata était assiégée et les combattants anti-Kadhafi avaient perdu toute la côte de Ras Lanouf à Ajdabiya, manquant de volontaires, de soutien et d’armes. La libye était retombée sous le joug de Kadhafi au début du mois de mars.

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Syrie:

Thierry Meyssan expose longuement et en détail sa mythologie, calquée sur la version gouvernementale des événements en Syrie.

… Les troubles ont débuté un mois plus tard à Deraa, un bourg rural situé à la frontière jordanienne et à quelques kilomètres d’Israël. Des inconnus ont payé des adolescents pour qu’ils taguent des graffitis antigouvernementaux sur les murs de la ville. La police locale a arrêtés les lycéens et les a traités comme des criminels au grand dam de leurs familles. Les notables locaux qui se proposaient de régler le contentieux ont été éconduits par le gouverneur comme des mal-propres. Les jeunes gens ont été passés à tabac. Les familles furieuses ont attaqué le commissariat pour les libérer. La police a répondu avec plus de brutalité encore, tuant des protestataires.Le président Bachar el-Assad est alors intervenu pour sanctionner les policiers et le gouverneur —lequel n’est autre qu’un de ses cousins qu’il avait nommé à Deraa, loin de la capitale, pour qu’il se fasse oublier—. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette bavure policière, les fonctionnaires responsables des violences ont été mis en examen et placés sous écrou. Des ministres se sont déplacés pour présenter les excuses et les condoléances du gouvernement aux familles de victimes ; excuses et condoléances qui ont été publiquement acceptées.Tout aurait du rentrer dans l’ordre. Soudain des snipers cagoulés, postés sur des toits, ont tiré à la fois sur la foule et sur les policiers, plongeant la ville dans le chaos.Profitant de la confusion, des individus armés se sont rendus à l’extérieur de la ville pour attaquer un bâtiment public qui abrite les services de renseignement chargés de l’observation du territoire syrien du Golan occupé par Israël. Les services de sécurité ont ouvert le feu pour défendre le bâtiment et ses archives. Il y a eu des morts de part et d’autre. Ce type d’affrontement s’est reproduit. Les notables ont demandé la protection de l’armée face aux assaillants qui ont investi la ville. Trois mille hommes et des blindés ont été déployés pour protéger les habitants. En définitive, une bataille a opposé les combattants infiltrés à l’armée syrienne dans une sorte de remake du siège de Nahr el-Bared par l’armée libanaise (voir plus haut dans le texte de Meyssan). Sauf que cette fois, la presse internationale déforme les faits et accuse l’armée syrienne d’attaquer la population de Deraa.Pendant ce temps, des heurts ont éclaté à Lattaquié. Ce port abrite de longue date des mafias qui se sont spécialisées dans la contrebande maritime. Ces individus ont reçu des armes et de l’argent en provenance du Liban. Ils ont vandalisé le centre ville. La police est intervenue. Sur ordre présidentiel, les forces de l’ordre n’étaient armées que de matraques. Les gangsters ont alors sortis des armes de guerre et ont tués des dizaines de policiers désarmés.Le même scénario s’est reproduit dans la localité voisine de Banias, une ville de moindre importance, mais bien plus stratégique en ce qu’elle abrite la principale raffinerie pétrolière du pays. Cette fois, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes et l’affrontement a tourné en bataille rangée.Enfin, à Homs, une ville importante du Centre, des individus sont venus participer à une prière dans une mosquée intégriste et ont appelé les fidèles à manifester contre « le régime qui tue nos frères de Lattaquié ».Réagissant aux troubles, la population syrienne est descendue en masse pour affirmer son soutien à la République. Des manifestations monstres, comme le pays n’en avait jamais connues de son histoire, ont réuni chaque fois des centaines de milliers de personnes à Damas, à Alep et même à Lattaquié, au cri de « Dieu, la Syrie, Bachar !  ».Tandis que les affrontements se durcissaient dans les localités concernées, les forces de l’ordre sont parvenues à arrêter des combattants. Selon leurs aveux télévisés, ils ont été recrutés, armés et payés, par un député haririste libanais, Jamal Jarrah, ce que ce dernier dément.Jamal Jarrah est un ami du prince Bandar. Son nom avait été cité dans l’affaire du Fatah al-Islam à Nahr el-Bared. Il est le cousin de Ziad Jarrah, un jihadiste accusé par le FBI d’être responsable du détournement du vol UA93 qui s’est écrasé en Pennsylvanie le 11 septembre 2001. Il est également cousin des frères Ali et Youssouf Jarrah, arrêtés par l’armée libanaise, en novembre 2008, pour espionnage au profit d’Israël.Depuis Londres et Paris, Ali Saad-al-din Bayanouni (secrétaire général de la section syrienne des Frères musulmans) et Abdel-Halim Khaddam (ancien vice-président de Syrie) appellent au renversement de Bachar el-Assad.Jamal Jarrah serait un membre secret des Frères musulmans, ce qu’il dément également. En 1982, les Frères tentèrent de prendre le pouvoir en Syrie. Ils échouèrent et furent alors victimes d’une effroyable répression de masse. On croyait ce douloureux souvenir oublié depuis l’amnistie proclamée par Bachar el-Assad. Il n’en est rien, cette branche des Frères étant désormais financée par les Sudairi, qui jadis les excommuniaient. Le rôle de la confrérie dans les affrontements de Banias est maintenant reconnu par tous.

En résumé, les syriens, comme les libyens auraient été instrumentalisés par les Sudaïri, leurs alliés Harriristes libanais, les frères musulmans, Israël et le gouvernement britannique.

Jamal Jarrah aurait également utilisé des militants libanais du Hizb ut-Tahrir, une organisation islamiste basée à Londres et surtout active en Asie centrale. Le Hizb ut-Tahrir, qui se déclare non-violent, est accusé d’avoir organisé de nombreux attentats dans la vallée de la Ferghana. C’est notamment pour le combattre que la Chine a initié son rapprochement avec la Russie au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai. Malgré plusieurs débats à la Chambre des Communes, les responsables londoniens du groupe n’ont jamais été inquiétés et occupent tous des postes de cadres de haut niveau dans des multinationales anglo-américaines.Le Hizb ut-Tahrir a ouvert une section au Liban l’an dernier. À cette occasion, il a organisé un congrès où il a invité des personnalités étrangères, dont un intellectuel russe de renom international. Au cours des débats, les organisateurs ont appelé à l’instauration d’un État islamique en précisant que pour eux, les chiites et les druzes libanais, —et même certains sunnites— ne sont pas de vrais musulmans et devraient être expulsés comme les chrétiens. Stupéfait par ces outrances, l’invité russe s’est empressé de donner des interviews télévisés pour se démarquer de ces fanatiques.Les forces de sécurité syriennes sont d’abord apparues débordées par les évènements. Formés en URSS, les officiers supérieurs ont fait usage de la force sans trop se soucier des conséquences sur la population. Cependant, la situation s’est progressivement renversée. Le président Bachar el-Assad a repris la main. Il a changé de gouvernement. Il a abrogé l’état d’urgence et a dissous la Cour de sûreté de l’État. Il a octroyé la nationalité syrienne aux milliers de Kurdes qui en étaient historiquement privés depuis un recensement contesté. En outre, il a pris diverses mesures catégorielles, comme l’abrogation des amendes pour retard de paiement des entreprises publiques (électricité etc.). Ce faisant, il a donné satisfaction aux principales demandes populaires et a tari l’opposition. Lors du « Jour de défi », le vendredi 6 mai, la totalité des manifestants dans le pays n’a pas atteint les 50 000 personnes, pour une population de 22 millions d’habitants.Surtout, le nouveau ministre de l’Intérieur Mohammad al-Sha’ar, a appelé toute personne qui se serait laissée entraîner dans les émeutes de se rendre spontanément à la police et de bénéficier d’une amnistie complète en échange d’informations. Plus de 1 100 personnes ont répondu. En quelques jours, les principales filières ont été démantelées et de nombreuses caches d’armes saisies. Après cinq semaines de violences, le calme revient lentement dans presque toutes les villes troublées.

Le 14 mai, l’armée syrienne a commencé à assiéger la ville de Tal Kalakh. Dimanche 15 mai, on enregistrait déjà dans cette ville l’explosion de plus de 85 obus. Et des témoignages affirment que des snippers tiraient sur la population, forçant les habitants à laisser les cadavres à l’abandon. 4500 réfugiés syriens sont arrivés au Liban depuis.

Parmi les meneurs identifiés et arrêtés, plusieurs seraient des officiers israéliens ou libanais, et un serait un politicien libanais proche de Saad Hariri. Cette tentative de déstabilisation aura donc une suite… Au sein du gouvernement saoudien, les Sudairi ont profité de la maladie du roi Abdallah pour le marginaliser. Avec l’aide des Etats-Unis et d’Israël, ils ont mit fin au rapprochement Abdallah-el-Assad et supervisent la contre-révolution arabe…

Meyssan accuse les Médias arabes et internationaux de complicité avec la « contre-révolution » :

Un complot à découvert

Ce qui était originellement un complot pour renverser les autorités syriennes s’est transformé en un chantage public à la déstabilisation. Constatant que la révolte ne prend pas, les quotidiens arabes anti-syriens ont évoqué sans pudeur les marchandages en cours.Ils ont relaté les voyages de négociateurs venus à Damas présenter les exigences des Sudairi. Si l’on en croit ces journaux, les violences ne s’arrêteront que lorsque Bachar el-Assad se sera plié à deux ordres : rompre avec l’Iran; et cesser de soutenir la Résistance en Palestine au Liban et en Irak. Les Sudairi souhaitent une intervention militaire occidentale pour en finir avec la résistance syrienne, à la manière dont se déroule l’agression contre la Libye. Pour ce faire, ils ont mobilisé des spécialistes de la propagande.

Drôle de position de la part de Meyssan, lui même spécialiste de la propagande pour le compte des dictatures.

À la surprise générale, la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazeera a brutalement changé de ligne éditoriale. C’est un secret de polichinelle que cette station a été créée par la volonté des frères David et Jean Frydman, des milliardaires français qui furent conseillers d’Ytzakh Rabin et d’Ehud Barak. Ils souhaitaient créer un média qui permette un débat entre Israéliens et Arabes, alors que ce débat était interdit par la loi dans chacun des pays concernés.Pour constituer la chaîne, ils ont sollicité l’émir de Qatar qui a, au départ, joué le rôle de couverture. L’équipe de rédaction a été recrutée au sein du service arabe de la BBC, de sorte que la majorité des journalistes de départ sont des agents du MI6 britannique.Cependant, l’émir a pris le contrôle politique de la chaîne qui est devenue le bras agissant de sa principauté. Durant des années, Al-Jazeera a effectivement joué un rôle d’apaisement en favorisant le dialogue et la compréhension dans la région. Mais la chaîne a aussi contribué à banaliser le système d’apartheid israélien, comme si les violences de Tsahal n’étaient que des bavures regrettables d’un régime acceptable, alors qu’elles sont l’essence même du système.

La Tunisie de Ben Ali et ses liens supposés avec les Sudaïri: 

En fuite, l’ex-président Ben Ali a trouvé refuge en Arabie saoudite auprès du prince Nayef.

Thierry Meyssan s’en prend à al révolte libyenne, qu’il accuse de servir de couverture à un pillage des ressources nationnales par le Qatar (et l’occident) avec l’appui des médias internationaux et de la chaîne qatari Al-Jazeera:

Al-Jazeera, qui a couvert de manière exceptionnelle les révolutions en Tunisie et en Égypte, a brusquement changé de ligne éditoriale avec l’affaire libyenne pour devenir le porte-parole des Saidari…Cette volte-face mérite une explication. L’attaque de la Libye est originellement un plan franco-britannique conçu en novembre 2010, c’est-à-dire bien avant le « printemps arabe », auquel les États-Unis ont été associés. Paris et Londres entendaient régler des comptes avec Tripoli et défendre leurs intérêts coloniaux. En effet, en 2005-06, la NOC, compagnie nationale des pétroles libyenne, avait lancé trois appels d’offres internationaux … Le colonel Kadhafi avait imposé sa règle du jeu. Les compagnies occidentales avaient conclu divers accords, certes avantageux, mais bien peu à leurs yeux…Dès les premiers jours du prétendu soulèvement de Benghazi, Paris et Londres ont mit en place un Conseil national de transition que la France a officiellement reconnu comme représentant légitime du peuple libyen. Ce Conseil a créé une nouvelle compagnie pétrolière, la LOC,… Lors de ce hold-up, il a été décidé que la commercialisation du pétrole volé par la LOC serait effectuée par… le Qatar, et que le groupe de contact des États alliés se réunirait désormais à Doha. »Benghazi n’était donc pas en révolte selon Thierry Meyssan. Il s’agit du message que souhaite diffuser ses maîtres (régimes iranien et syriens, alliés et vassaux) dans les idées du public, le plus largement possible.Il s’agit bien sûr de délégitimer le droit à l’existance d’Israël mais aussi les mouvements démocratiques en Libye et en syrie. » Youssef al-Qardawi considère que la libération de la Palestine est importante, mais moins que l’instauration de la Sharia.Immédiatement, le consultant religieux de la chaîne, Youssef al-Qardawi, se déchaîna chaque jour pour appeler au renversement de Bachar el-Assad… Il est l’égérie des Frères musulmans et prône un islam original, mélange de « démocratie de marché » à l’américaine et d’obscurantisme à la saoudienne… Youssef al-Qardawi a été rejoint par l’ouléma soudien Saleh El-Haidane qui a appelé à « tuer un tiers des Syriens pour que les deux autres tiers vivent » (sic). Tuer un tiers des Syriens ? Cela signifie occire les chrétiens, les juifs, les chiites, les alaouites et les druzes. Pour que vivent les deux tiers ?…À ce jour, seule la branche palestinienne des Frères musulmans, le Hamas, semble réfractaire au pouvoir de séduction des pétro-dollars des Sudairi. Son chef, Khaled Mechaal… a confirmé qu’il resterait en exil à Damas et qu’il soutenait le président el-Assad. Avec l’aide de ce dernier, il a cherché à prendre de court les plans impérialistes et sionistes en négociant un accord avec le Fatah de Mahmoud Abbas. »Meyssan avoue ici la stratégie de l’axe des dictatures : faire basculer toujours plus le Fatah et la diplomatie palestinienne vers l’alliance antisionniste qui profite avant tout aux dictatures syrienne et iranienne.« Depuis mars, Al-Jazeera, la BBC en arabe et France24 en arabe se sont mués en organe de propagande massive. À coup de faux témoignages et d’images manipulées, ils relatent des événements fabriqués pour plaquer sur la République syrienne les stéréotypes du régime tunisien de Ben Ali.

C’est faux, ce qu’on peut entendre sur France 24:  » La dictature de Ben Ali n’a rien à voir avec cele d’el-Assad ».

Ils cherchent à faire croire que l’armée syrienne est une force de répression comparable à la police tunisienne, et qu’elle n’hésite pas à tirer sur de paisibles citoyens luttant pour leur liberté. Ces médias ont même annoncé le décès d’un jeune soldat qui aurait refusé de tirer sur ses concitoyens et aurait été torturé à mort par ses supérieurs. En réalité, l’armée syrienne est une armée de conscrits, et le jeune soldat dont l’état-civil avait été publié était en permission. Il s’en est expliqué à la télévision syrienne où il a affirmé sa volonté de défendre son pays face aux mercenaires étrangers.Ou encore, ces chaînes satellitaires ont essayé de présenter plusieurs personnalités syriennes comme des profiteurs, à l’instar de la belle-famille de Ben Ali. Elles ont concentré leurs critiques sur Rami Makhlouf, l’homme le plus riche du pays, qui est un cousin du président el-Assad… La vraie question est de savoir s’il a ou non profité de sa situation pour s’enrichir au détriment des consommateurs. La réponse est non : Syriatel propose les tarifs de téléphone mobile les moins chers au monde !

… les syriens « apprécieront » ce geste de la famille présidentielle…

… la palme du mensonge revient à Al-Jazeera. La chaîne qatarie est allée jusqu’à présenter des images d’une manifestation de 40 000 moscovites réclamant l’arrêt du soutien russe à la Syrie. Il s’agissait en fait d’images tournées lors de la manifestation annuelle du 1er mai, dans laquelle la chaîne avait implanté des acteurs pour réaliser de faux micro-trottoirs.La réorganisation des réseaux du prince Bandar et de l’administration ObamaLe dispositif contre-révolutionnaire des Sudairi se heurte à une difficulté : jusqu’à présent les mercenaires du prince Bandar se battaient sous la bannière d’Oussama Ben Laden, que ce soit en Afghanistan, en Bosnie, en Tchétchénie ou ailleurs. Initialement considéré comme un anticommuniste, Ben Laden était progressivement devenu un anti-occidental. Sa mouvance était marquée par l’idéologie du clash des civilisations, énoncée par Bernard Lewis et popularisée par son élève Samuel Huntington. Elle a connu son ère de gloire avec les attentats du 11-Septembre et la guerre au terrorisme : les hommes de Bandar perpétraient les troubles partout où les Etats-Unis souhaitaient intervenir.Dans la période actuelle, il est nécessaire de changer l’image des jihadistes. Désormais, ils sont invités à se battre aux côtés de l’OTAN, comme jadis ils se battaient aux côtés de la CIA en Afghanistan contre l’Armée rouge. Il convient donc de revenir au discours pro-occidental d’antan et de lui trouver une autre substance que l’anti-communisme. Ce sera le travail idéologique du cheik Youssef al-Qardawi.Pour faciliter ce relookage, Washington a annoncé la mort officielle d’Oussama Ben Laden. Cette figure tutélaire disparue, les mercenaires du prince Bandar peuvent être mobilisés sous une nouvelle bannière…Il faut donc s’attendre à un retrait accéléré des troupes de l’OTAN hors d’Afghanistan et à un engagement accru des hommes de Bandar dans les opérations secrètes de l’Agence…À Riyadh et à Washington, on dresse déjà l’acte de décès du « printemps arabe ». Les Sudairi peuvent dire du Proche-Orient ce que le Guépard disait de l’Italie : « Il faut que tout change pour que rien ne change et que nous restions les maîtres. ».

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[1] http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24748

[2] http://www.counterpunch.org/bricmont03082011.html

[3] http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=235542011

[4] http://www.michelcollon.info/Libye-revolte-populaire-guerre.html

Une dizaine de jours après le début de la répression militaire contre les manifestations du 15 février, Michel Collon et Grégoire Lalieu écrivaient:

[…] Pour la Libye, il faut être très prudent avec les informations qui nous parviennent. Un jour, on parle de 2.000 morts et le lendemain, le bilan est revu à 300. On a aussi dit dès le début de la crise que Kadhafi avait bombardé son propre peuple, mais l’armée russe, qui surveille la situation par satellite, a officiellement démenti cette information […]

Là, Michel Collon renvoie à une vidéo de RussiaToday (la chaine propagandiste du Kremlin), qui circulait depuis cinq jour (dès le 2 mars 2011), via l’énorme réseau du conspirationniste Alex Jones. RussiaToday réalisait un « reportage » où l’armée russe affirmait que ses satellites n’avaient détecté aucun avion militaire kadhafiste attaquer les manifestations…

En conclusion, le peuple libyen mérite mieux que ce mouvement d’opposition qui plonge le pays dans le chaos. Il lui faudrait un véritable mouvement démocratique pour remplacer le régime de Kadhafi et instaurer la justice sociale. En tout cas, les Libyens ne méritent pas une agression militaire. Les forces impérialistes en déroute semblent pourtant préparer une offensive contre-révolutionnaire dans le monde arabe. Attaquer la Libye est leur solution d’urgence. Mais cela leur retomberait sur les pieds […]

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29 commentaires
  1. Vincent G. permalink

    Vous êtes malheureusement en dessous de la vérité : Meyssan ne relaie pas le discours de l’Iran et de la Syrie, c’est lui qui l’écrit. La TV iranienne l’a présenté comme « l’inspirateur » (sic) du discours d’Ahmadinejad à l’ONU, et la TV syrienne a interrompu ses programmes le mois dernier pour lui donner la parole dans une interview fleuve. C’est le maître de la propagande antiaméricaine.

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